
Échec de FIV : traverser cette annonce sans rester seul(e)

Cécile Puljer
Praticienne Constellation Familiales & Kinésiologue · La Seyne-sur-Mer
Après un échec de FIV, il n'y a pas une seule bonne façon de réagir
Le résultat est négatif.
Après les examens, les traitements, les injections, les rendez-vous et les jours d'attente, la tentative de FIV n'a pas fonctionné.
Certaines personnes pleurent immédiatement. D'autres ressentent de la colère, une profonde tristesse ou une sensation de vide. Certaines ont besoin d'en parler et d'autres ne veulent répondre à aucune question.
Il arrive aussi de ne presque rien ressentir sur le moment.
Aucune de ces réactions ne dit quelque chose de la force de votre désir d'enfant ou de l'importance que cette tentative avait pour vous.
Il n'existe pas une bonne manière de recevoir un échec de FIV.
« Vous pourrez recommencer » n'est pas toujours ce que l'on a besoin d'entendre
L'entourage cherche souvent à rassurer.
« La prochaine sera peut-être la bonne. »
« Au moins, vous pouvez recommencer. »
« Il faut rester positive. »
Ces phrases sont généralement prononcées avec de bonnes intentions. Pourtant, juste après l'annonce, elles peuvent être difficiles à entendre.
Parce qu'avant de penser à la prochaine tentative, il y a déjà celle-ci à digérer.
Un parcours de FIV demande du temps, de l'énergie et implique des traitements médicaux parfois éprouvants. Mais il y a aussi tout ce qui ne figure pas sur le calendrier médical : l'espoir placé dans cette tentative, les projections, l'attente d'un résultat et parfois les premiers scénarios que l'on avait commencé à imaginer.
Lorsque le résultat est négatif, ce n'est donc pas « juste un essai qui n'a pas marché ».
La déception et la douleur ressenties ont le droit d'exister, même si une autre tentative est possible.
Avant de penser à la suite, il peut être nécessaire de s'arrêter
Après un échec, la question de la suite arrive parfois très rapidement.
Quand pourra-t-on recommencer ?
Quel protocole sera proposé ?
Est-ce qu'il faut changer quelque chose ?
Combien de tentatives reste-t-il ?
Ces questions auront leur importance. Mais vous n'êtes pas nécessairement obligé(e) d'y répondre immédiatement.
Selon votre situation et les indications de l'équipe médicale, il peut aussi y avoir un temps pour récupérer physiquement et émotionnellement de ce qui vient de se passer.
Cela peut vouloir dire ne pas annoncer tout de suite votre décision à votre entourage, ne pas répondre aux questions sur la prochaine tentative ou simplement reconnaître :
« Pour l'instant, je ne sais pas. »
Et cette réponse peut suffire.
Le couple ne vit pas forcément l'échec de la même manière
Comme pendant le parcours lui-même, les deux partenaires peuvent réagir très différemment à un résultat négatif.
L'un peut vouloir en parler pendant que l'autre se replie. L'un peut déjà chercher des informations sur la suite tandis que l'autre ne supporte pas encore l'idée d'une nouvelle tentative.
Il peut aussi arriver que chacun essaie de protéger l'autre en gardant une partie de sa propre douleur pour lui.
Ces différences peuvent créer de l'incompréhension alors qu'elles correspondent simplement à deux manières différentes de faire face à la même annonce.
Une question très simple peut parfois aider :
« De quoi as-tu besoin de ma part aujourd'hui ? »
Pas pour les prochaines semaines.
Aujourd'hui.
Se protéger aussi des réactions de l'entourage
Après un échec de FIV, répondre plusieurs fois aux mêmes questions peut devenir particulièrement difficile.
Vous avez le droit de choisir à qui vous souhaitez parler et ce que vous souhaitez raconter.
Vous pouvez demander à votre partenaire ou à une personne proche de transmettre les nouvelles à votre place.
Vous pouvez aussi répondre :
« Je n'ai pas envie d'en parler pour l'instant. »
« Je vous donnerai des nouvelles quand je serai prête. »
« Je sais que tu veux m'aider, mais je n'ai pas besoin de chercher du positif aujourd'hui. »
Poser cette limite ne signifie pas rejeter les personnes qui veulent vous soutenir.
Cela peut simplement permettre de préserver un peu d'énergie dans une période qui en demande déjà beaucoup.
Ne pas rester seul(e) avec ce que l'on traverse
L'entourage peut être une ressource précieuse, mais il ne sait pas toujours quoi dire ni comment comprendre ce que représente réellement un parcours de PMA.
Certaines personnes trouvent du soutien auprès d'associations spécialisées, de groupes de parole ou de professionnels habitués aux problématiques liées à l'infertilité et à la PMA.
Et parfois, ce dont on a besoin n'est pas d'une explication supplémentaire.
C'est simplement d'un endroit où l'on peut dire :
« Cette tentative n'a pas fonctionné et aujourd'hui, c'est difficile. »
Sans devoir immédiatement relativiser, rassurer les autres ou préparer la suite.
Un espace plus humain au milieu du parcours médical
Après un échec de FIV, la kinésiologie ne vient évidemment pas expliquer pourquoi la tentative n'a pas fonctionné ni agir sur les causes médicales de l'infertilité.
Elle peut en revanche offrir un espace pour travailler sur le stress et les émotions liés à ce que vous venez de vivre.
Nous pouvons partir très simplement de ce qui est présent : tristesse, colère, peur de recommencer, culpabilité, fatigue émotionnelle ou difficulté à envisager une nouvelle tentative.
Avec le test musculaire comme fil conducteur, nous travaillons ensuite à partir de l'objectif défini ensemble et des techniques d'équilibration adaptées.
Mais parfois, la première chose dont une personne a besoin est simplement d'avoir un endroit où elle n'a rien à réussir, aucun résultat à obtenir et aucune décision à prendre immédiatement.
Je vous accueille à La Seyne-sur-Mer pour vous accompagner pendant votre parcours PMA.
Et si vous souhaitez d'abord savoir si cet accompagnement peut vous convenir, je propose également un appel découverte gratuit de 15 minutes.



